Je te rends grâce, Seigneur, pour toutes les occasions que tu me donnes de rendre mon témoignage que tu vis et que ton amour est infini. Je te rends grâce de ce que tu as tout prévu, dès avant la création, pour nous permettre, à nous tes enfants, par le sacrifice de ton fils Jésus-Christ et sa résurrection, de te rejoindre un jour pour vivre à tes cotés pour l'éternité, si nous suivons tes Commandements.
Aide-moi Seigneur à aller souvent au Temple afin que je puisse travailler pour les membres de ma famille, et pour tout autre de mes frères qui m'ont précédé sur terre, morts avant de te connaitre toi et ton Eglise rétabli, et qui attendent de recevoir les ordonnances sacrées.
Seigneur, je te prie et te demande de permettre la construction de Temples en France, et ici à Nice plus particulièrement.
Je te remercie pour le privilège que j'ai de savoir que tu vis, que tu m'aimes et me protèges, me guides et me conseilles, que tu as rétabli ton Eglise, l'Eglise de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours, que tu as rétabli la Prêtrise et la plénitude de ton Evangile sur terre par l'intermédiaire de ton prophète Joseph Smith, je sais que tu as lui donné à traduire le livre de Mormon. Je sais que ce livre est Ta parole donné à tes prophètes du continent américain et qu'il est, avec la Sainte Bible, le témoignage de ton fils Jésus Christ. Je sais que tu continues à parler aujourd'hui à tes prophètes vivants et qu'ils guident, sous Ta direction, ton peuple sur le droit chemin.
Je te rends grâce, mon Père, mon Dieu, d'avoir répondu à mon appel alors que j'étais dans la détresse et les ténèbres. Je te remercie Seigneur de tes réponses à mes prières.
Béni toutes les personnes qui, par ton intermédiaire, m'ont fait connaître ton Eglise et m'ont aidé à prendre la décision d'accepter le baptême et m'ont soutenu dans mes moments de doutes et de détresses.
Tu sais mon désir de te servir, tu sais aussi combien, il est difficile pour moi de travailler, de vivre toujours suivant tes commandements. Aide-moi Seigneur dans ces moments, accorde-moi les choses dont j'ai besoin, non pas ce que je désire mais ce que tu sais être bon pour moi.
Apprends-moi l'humilité et la patience, apprends-moi le pardon.
Eloigne de moi la colère et l'envie, la haine et tout le mal que je peux faire.
Accorde-moi de rencontrer les personnes qui te cherchent comme je t'ai cherché, aide-moi à leur parler de Toi.
Aide-moi à vaincre mes peurs et ma paresse.
Aide-moi à te connaître et à devenir comme un enfant.
Apprends-moi à Aimer...
Tu sais combien je T'aime et tu sais qu'en Toi, j'ai mis toute ma confiance.
Ceci est ma prière, au très saint nom de ton fils bien aimé Jésus Christ.
Amen
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Du plus loin que je me souvienne, j'ai toujours cru en Jésus-Christ.
J'ai vécu toute mon enfance à Rambervillers, petite ville des Vosges. J'ai été élevé dans la foi catholique entouré de toutes ma famille maternelle, arrières grands parents, grands parents, oncles, tantes, cousins, cousines, parents, frères et soeurs. J'ai des souvenirs extraordinaires de réunions familiales où nous étions plus de 80, enfants de tous âges entourant nos arrières grands parents, à déguster du mouton roti à la broche par mes oncles, les légumes frais préparés par mes tantes et les bonnes tartes de mes grands mères.
J'aimais le dimanche matin.
Vétus de mon beau costume du dimanche, j'accompagnais mes parents à l'église où nous retrouvions mes grands parents et quelques oncles et tantes. J'aimais les chants et les discours enflammés du curé dans ses beaux habits brillants. J'aimais le cérémonial de la messe en latin, même si je n'y comprenais rien.
J'avais beaucoup d'amis et nous passions beaucoup de temps à jouer dans les prés et les immenses forêts de sapins où nous nous rendions en vélo.
Mon arrière-grand mère Marie est morte, j'avais huit ans et je l'aimais tellement. Aujourd'hui encore quand j'y pense, les larmes me viennent aux yeux.
Et à l'âge de 13 ans, mes deux frères et ma soeur avons suivi nos parents qui avaient trouvé un travail à Nice sur la Côte d'Azur. J'ai eu beaucoup de mal à m'habituer à la grande ville, moi qui venait de la campagne, je me suis retrouvé dans des rues sales et écrasées de chaleurs. La seule chose que j'ai apprécié, c'est la mer et son immensité.
Je n'ai jamais vraiment réussi à me faire d'amis au collège, on se moquait de moi, de mon nom, on me trouvait niais avec mon sourire et mon accent vosgien. Après les cours, je rentrais tout de suite et je restais à lire des heures dans le petit jardin où ma mère réussissait tant bien que mal à cultiver quelques légumes... Mes parents travaillaient tous les deux, ma mère rentrait tard le soir et mon père était plusieurs jours absents. Quand ils rentraient, ils étaient fatigués et n'avaient que peu de temps pour s'occuper de nous.
Je me suis mis à lire beaucoup, des livres d'aventures, de légendes, de héros, de voyages, d'amitiès..., j'en oubliais d'étudier et de faire mes devoirs.
Nous continuons à aller à l'église chaque dimanche avec notre mère, mais ce n'était plus la même fête et j'ai commencé à trouver des choses bizarres entre les pratiques et les discours du curé de notre paroisse.
Quand j'eu 15 ans et demi, ma mère a donné naissance à une petite soeur, ça a été un émerveillement pour moi et je m'en suis occupé avec amour.
A 17 ans, devant mes résultats catastrophiques au collège et les difficultés financiaires que mes parents rencontraient, mon père m'a fait entrer dans la Marine Nationale à l'école des apprentis-mécaniciens de la flotte à Toulon dans le Var. Je n'en garde aucun bon souvenir, j'ai toujours détesté la mécanique et j'étais tout sauf militaire.
Les seules choses que j'appréciais vraiment c'était les activités que proposait l'aumonier et la messe tous les dimanches. Cette année je me suis rendu à Lourdes pour la première fois pour le pélérinage militaire.
J'ai quitté l'école avec mon brevet de mécanique générale, je ne sais pas comment j'ai réussi à l'obtenir mais je n'étais pas dans les derniers.
Malheureusement, je n'ai pas eu le choix de mon affectation et je suis parti à l'école de mécanique aéronautique de Rochefort-sur-Mer en Charentes maritimes. Je dois dire que ce fut une année agréable, bien que je détestasses toujours la mécanique et la discipline militaire. Dès mon arrivée, j'avais obtenu le poste de responsable du centre nautique par l'officier chargé des loisirs qui était aussi aumônier et avantage extraordinaire pour moi, je n'avais aucune corvée militaire comme les tours de garde à l'armurerie, ni les rondes autour des hangards et des pistes d'atterissages.
Moi qui n'avais jamais fait de voile, je me suis retrouvé chaque mercredi, samedi et dimanche à une vingtaine de kilomètres de l'école, perdu au milieu de nulle part, au bord de la Charente a m'occuper de petits dériveurs. J'ai appris à naviguer (même si je n'ai plus eu l'occasion de pratiquer ensuite) , j'ai pu participer à des régates et me suis même aventuré sur l'océan atlantique par bon vent. J'ai été heureux et me suis de bons amis qui comme moi aimaient la nature sauvage et le calme.
Je n'avais pas le temps de me rendre à la messe, mais je suis allé au pélérinage des militaires à Lourdes cette année là aussi.
J'ai obtenu mon brevet élémentaire de mécanicien aéronautique et j'ai choisi une affectation proche de chez mes parents à la base aéronavale de Fréjus Saint Raphaël. J'ai passé une année calme et sans histoire, chaque weekend, j'étais à Nice, avec toute ma famille. Cette année là encore, je me suis rendu à Lourdes en pélérinage, mais j'ai été frappé par le nombre de boutique de souvenirs vendant des babioles religieuses de toutes sortes et j'ai pensé aux marchands du temple, et j'ai commencé à m'interroger sur ma foi et sur la légitimité de l'église catholique.
L'année est vite passée et je suis retourné à Rochefort pour passer mon brevet d'étude professionnel. Je n'ai pas apprécié cette année, rien n'allait comme je le voulais et j'ai dû faire les corvées, les tours de garde et les rondes de nuits. J'ai eu tout le loisir de penser à ma foi en Dieu, oui je croyais, mais je me demandais si l'eglise catholique était l'église du Seigneur, beaucoup de choses que je lisais à ce moment sur les pratiques de mon église dans le passé et beaucoup de choses me choquaient comme ne pouvant venir de Dieu, que toutes les belles paroles étaient vides et que tout n'était que mensonges. J'étais moins assidu à la messe et aux activités proposées par l'aumonier. J'en étais arrivé à penser à quitter l'église catholique, mais j'hésitais car je ne savais pas quelle autre église pourrais répondre à mes questions. Je ne voulais pas me retrouver seul à errer.
Je terminai ma scolarité avec mon BEP de mécanicien aéonautique avec ces pensées et avec une grande tristesse dans le coeur ne sachant vers qui me tourner pour exprimer mes tourments car j'avais le sentiment qu'aucune église chrétienne ne me donnerait ce que je cherchais. j'avais 20 ans.
J'ai été affecté à la base aéronavale de Hyères près de Toulon, à l'entretien périodique des avions, mon grade de Second Maître m'avait donné la responsabilité d'une petite équipe, je détestais ça, je détestais donner des ordres, je détestais les odeurs d'huiles et de cambouis et ne supportais pas de me salir. Je détestais la mentalité militaire, tout spécialement la façon dont ils parlaient des filles et de leurs exploits sexuels. Moi qui croyais que je devais resté pur jusqu'au mariage, que de railleries j'ai déclenché quand je l'ai dit...
Je travaillais peu et mal et eu de sérieux ennuis avec ma hiérarchie. Mais plus que tout, j'étais tourmenté par mes questions sur la Religion, j'avais définitivement abandonné l'église catholique, persuadé que ce n'était pas l'église de Dieu et je ne voulais en parler à personne, sachant pertinament que personne ne m'apporterait les réponses dont j'avais besoin. Je me suis mis à boire du vin plus que de raison pour oublier, oublier cette vie, jusqu'à perdre connaissance à plusieurs reprises. Un jour, je me suis réveillé à l'infirmerie de la base, un médecin m'a annoncé que j'étais resté deux jours dans le coma éthylique et qu'il avait craint que je ne meure. J'ai cessé de boire, mais mon désespoir n'en devint que plus grand, je n'avais goût à rien.
Une autre jour, sur le tarmac, inconsciemment, perdu dans mes pensées noires, je me suis approché un peu prés de l'hélice d'un avion qui tournait à grande vitesse, j'aurais été déchiqueté sans le réflexe d'un de mes mécaniciens qui m'a attrapé par le bras et m'a violamment projeté sur le sol loin de l'avion en me traitant de fou et me demandant pourquoi je voulais me suicider.
Un matin, pendant une période creuse sans avion, toute l'équipe de mécaniciens était parti faire du sport, je restai seul de garde en dépannage d'urgence. Je reçu l'ordre de réparer un petit bimoteur qui devait partir d'urgence pour une mission de la plus haute importance pour le gouvernement, c'était le seul avion disponible dans toute la région militaire. Je protestai que je n'avais jamais travaillé sur ce type d'appareil et que je ne voulais pas être tenu responsable si je commettais une erreur, mon officier supérieur m'ordonna d'effectuer cette réparation. La panne était bénigne, je devais juste changer la pompe d'alimentation carburant moteur et système hydraulique.
4 vis, 2 tuyauteries carburant et 2 tuyauteries hydrauliques, 3 minutes... Le pilote s'installe aux commandes, lance la procédure de démarrage, les hélices tournent, tournent, tournent mais les moteurs gémissent mais ne démarrent pas.
J'ai appris plus tard que j'avais inversé les tuyauteries, que le circuit de carburant et les moteurs avaient été alimenté avec le liquide hydraulique et que le circuit hydraulique avait été rempli de carburant...
L'avion n'est jamais parti et est resté plusieurs mois immobilisé en attente de réparation. J'ignore si la mission gouvernementale a été effectuée.
Moi ? Je n'ai pas été inquiété, j'ai juste été muté au poste de responsable de piste, ce qui consistait à commander 3 matelots et un quartier-maître pour réceptionner, garer et faire les pleins de carburants des avions,... Enfin, j'étais loin, loin des moteurs et de leurs odeurs pestilentielles, loin de la mécanique. Mais pas des ragots... C'est ainsi que j'ai appris l'existence des mormons, des polygames : "Ah ! Ah! Ils en ont de la chance eux, ils peuvent avoir plusieurs femmes !..." J'ai eu un sentiment bizarre, j'ai senti que c'était faux et que, peut-être je trouverais des réponses à mes questions auprès de ces fameux mormons.
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